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Photo du Dr Mayeur

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Nous pouvons lire que l’histoire de notre club remonte à 1971, cela fait un sacré bail et bien des kilomètres parcourus. En faisant quelques simples multiplications, on peut affirmer que la distance parcourue par les Compagnons Randonneurs représente la distance de la terre à la lune… et retour. On ne peut compter le nombre de mètres d’épaisseur de semelle usée sur les chemins ni la quantité de sueur dépensée.

Grâce à cette documentation, nous pouvons enfin associer un visage au nom du Docteur Mayeur, le fondateur des Compagnons Randonneurs de l’ESEM. Le Docteur Mayeur dont tout le monde connait la pause de mi-parcours, jusqu’à la principauté d’Andorre, je pense à Edu.

Souvenons-nous que la marche en solitaire, à deux ou en groupe, qu’on l’appelle aussi flânerie, balade, promenade, randonnée ou trek, est la façon la plus naturelle de se déplacer. Il ne faut pas remonter aux légions romaines ni aux pèlerins de Saint-Jacques ou d’ailleurs pour trouver des exemples de marcheurs célèbres.

Pensons à Jean-Jacques Rousseau qui à 15 ans, partant de Genève a rejoint Annecy, à 16 ans Turin et plus tard Paris. L’auteur de « L’Emile » n’a-t’il pas intitulé un de ses recueils « Les Rêveries du Promeneur Solitaire ».

Un autre exemple célèbre est Arthur Rimbaud. Ses voyages à pied le menèrent en Autriche et en Hollande d’où il s’embarqua pour Batavia, puis à Java, au Cap, en Irlande, en Scandinavie, aux Açores, à Chypre, à Aden et finalement en Ethiopie. Son ami Verlaine, devant l’engouement pour les voyages et le lourd silence du poète, l’appelle dépité « L’homme aux semelles de vent » !

Il est piquant de constater qu’il perdit une jambe plus tard, à la fin de sa vie

Plus récemment, le nom du regretté écrivain-chroniqueur-reporter Jacques Lanzmann est de manière indéfectible associé à l’aventure à pied. Ses propos sur ses voyages sont des sources inépuisables de réflexions pour tout randonneur. Je ne peux m’empêcher de vous en citer quelques exemples.

– J’ai toujours marché. J’ai commencé très jeune. Maintenant je marche plus qu’avant mais, plus je vieillis, plus je fais des choses impossibles.

– Au cours de mes voyages, je ne prends jamais de notes et je ne lis jamais rien avant de partir. C’est au retour que je me plonge dans les guides. Bien sûr, j’ai parfois le sentiment d’avoir raté des choses mais c’est la seule manière de préserver ma « fraîcheur » et de garder un œil neuf.

– Si tu veux te trouver, commence par te perdre.

– Marcher, c’est dominer son corps, c’est atteindre un plaisir immense, une sorte d’état de grâce. Il faut d’abord apprendre à ne pas penser, à faire le vide, alors on plane véritablement.

Je crois que cela m’est quelques fois arrivé, sur les GR, quand après avoir dépassé l’ennui, on vit ce moment magique où on ne sent plus le poids de son corps et où, en silence, on chemine d’une allure fluide vers le terme de l’étape.

Il est vrai que ces grands marcheurs le furent en solitaires. C’est peut-être la meilleure façon d’arpenter notre globe pour se découvrir soi-même mais ce n’est pas l’option qui est plébiscité par notre club.

Notre formule de randonner en groupe, l’homme a tout de même un instinct grégaire, nous procure bien d’autres plaisirs. Celui de se retrouver, de partager des moments de joie, de se laisser guider et de quand-même profiter de la nature.

Je crois que nous sommes bien partis pour fêter les quarante-cinq ans d’existence du club en 2016, on y sera vite .

écrit par Pierre Vanderbeek.

 

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